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   My Maternal Grandfather

Johnny Côté  

Mon grand-père maternel

Johnny Côté  

My maternal grandfather Johnny Côté served in the Canadian Expeditionary Force which was sent to Siberia at the end of 1918.

 

Mon grand-père maternel Johnny Côté a servi dans le Corps expéditionnaire canadien qui fut envoyé en Sibérie à la fin de 1918.

Although the First World War had ended on November 11, Canada was still committed to helping the Russian Tsar against the Bolsheviks.

 

Même si la Première Guerre Mondiale venait de prendre fin le 11 novembre, le Canada devait continuer à aider le Tsar russe contre les Bolsheviks.

In the morning of December 23, 1918, my grandfather and 1200 other Canadian soldiers boarded a small Japanese ship, the "Teista", in Vancouver harbour and began their journey to Siberia.

 

Le matin du 23 décembre 1918, mon grand-père et 1200 autres soldats canadiens s'embarquaient dans le port de Vancouver à bord d'un petit navire japonais, le "Teista" et débutaient leur long voyage vers la Sibérie.

 

My grandfather wrote a short story about this trip, titled " Noel en mer "  (Christmas at sea). You can read the story below.

 

Mon grand-père a écrit un court récit sur cette traversée, intitulée " Noel en mer ". Vous pouvez lire ce récit ci-bas.

 

Christmas

At Sea

A Life Story

from my Maternal Grandfather

 

Canadian Soldier

Johnny Côté

Company D

259th Batallion

Canadian Expeditionary

Force to Siberia

1918 - 1919

Noël

en mer

Une histoire vécue

par mon grand-père maternel

 

Le soldat canadien

Johnny Côté

Compagnie D

259 ième Bataillon,

Corps Expéditionnaire

Canadien en Sibérie

1918 - 1919

 

 

On Christmas Day this year, in 2018, we will celebrate the 100th anniversary of "Christmas at Sea" lived by my Maternal Grandfather in 1918.

 

 

En ce Noël 2018, nous allons célébrer le 100e anniversaire du "Noël en mer" vécu par mon Grand-Père maternel en 1918.

 

At midnight on this Holy Night, let us remember the Christmas at sea, 100 years ago, when Canadian soldier Johnny Côté braved the fiery waves of the Pacific Ocean aboard the small ship "Teista" . Many times, during my youth in Val-Brillant, I read and reread the text of this "Christmas at Sea". Each time, the admiration for my grandfather grew and it was with pride that I followed him wherever he went in the forests of the Matapedia Valley.

 

A l'heure du Minuit Chrétien, souvenons-nous de ce Noël en mer, il y a 100 ans, alors que le soldat canadien Johnny Côté bravait les vagues fougueuses de l'océan Pacifique à bord du petit navire "Teista". Maintes fois durant ma jeunesse à Val-Brillant, j'ai lu et relu le texte de ce "Noël en mer". A chaque fois, l'admiration pour mon Grand-Père grandissait et c'est avec fierté que je le suivais partout où il allait dans les forêts de la Vallée de la Matapédia.

 

I spent many years at sea during my life and every time the waves were raging, it made me think of my grandfather and the furious storm that shook the "Teista" on Christmas Eve 1918.

 

J'ai passé plusieurs années en mer durant ma vie et à chaque fois que les vagues se déchainaient, ça me faisait penser à mon grand-père et à la furieuse tempête qui secouait le "Teista" le soir de Noël 1918.

 

When I was a sailor in the Royal Canadian Navy, my grandfather and I often compared the storms we had faced at sea. In my case, I was well protected onboard modern ships and submarines. But for my grandfather, packed with 1,200 other soldiers aboard a small overloaded ship, it was another story.

 

Quand j'étais matelot dans la Marine Royale du Canada, mon Grand-Père et moi avons souvent comparé les tempêtes que nous avions fait face en mer. Dans mon cas, j'étais bien protégé à bord de navires et sous-marins modernes. Quant à mon grand-père, entassé avec 1,200 autres soldats à bord d'un petit navire surchargé, c'était une autre histoire.

 

Donald Courcy

Son of Luc Courcy and Claudine Côté

Grandson of Johnny Côté

11 November 2018

 

Below is the story written by my Grandfather.

 

Donald Courcy

Fils de Luc Courcy et de Claudine Côté

Petit-fils de Johnny Côté

11 novembre 2018

 

Voici le récit écrit par mon Grand-Père.

 

CHRISTMAS AT SEA

by Canadian Soldier Johnny Côté

NOËL EN MER

par le soldat canadien Johnny Côté

A Christmas I lived in 1918. It was towards the end of the terrible world war of 1914 to 1918. After four years of dedication and sacrifices of all kinds, our Canada had imposed martial law and all single men aged, 21 to 23 years old, were conscripted into mandatory military service. I was in this class, being 21 years old. All exemptions having been canceled, we were all called to report to our respective military districts, and all conscripts in the lower St. Lawrence region were ordered to report to Quebec City.

 

Un Noël que j'ai vécu en 1918. C'était vers la fin de la terrible guerre mondiale de 1914 à 1918. Notre Canada, après quatre ans de dévouement et de sacrifices de toutes sortes, se voyait appliquer la loi martiale, et le service obligatoire pour tous les célibataires âgés de 21 ans à 23 ans. Je me trouvais de cette classe étant âgé de 21 ans. Toutes exemptions ayant été cancellées, nous étions tous appelés à nos districts militaires respectifs, et nous du bas du fleuve devions nous rapporter à Québec.

So it was with a big heart that I had to leave my paternal home, Father and Mother, Brothers and Sisters, as well as Grandfather and Grandmother who had lived with us for a year. I had to be courageous in front of my beloved family in order to alleviate as much as possible their sorrows caused by my departure. The recruiting officers told us that it was only a simple formality and that being under the martial law, we had to go through the military offices in order to put our papers in order and to pass medical examinations that were also mandatory, so that those who were fit to serve were classified according to their categories.

 

Et c'est le coeur bien gros qu'il a fallu quitter le foyer paternel, Père et Mère, Frères et Soeurs, ainsi que Grand-Père et Grand-Mère maternels qui vivaient avec nous depuis un an. Il fallait se montrer courageux devant ces êtres si chers afin d'allèger autant que possible leurs chagrins causés par mon départ. Les officiers recruteurs nous disaient qu'il ne s'agissait que d'une simple formalité et qu'étant sous le coup de la loi martiale, nous étions obligés de passer par les bureaus militaires afin de mettre nos papiers en règle et de passer des examens médicaux qui étaient aussi obligatoires, afin que ceux qui étaient aptes au service soient classés suivant leurs catégories.

 

But that was not the case. The war was not over and enemy troops were more aggressive than ever in Europe. It was around this time that many of our troops fell on the battlefield and the Allied troops suffered severe setbacks. So, once we reached the military camp, we had to resign ourselves to becoming real soldiers, in order to replace those who had fallen in the fields of carnage, also called fields of honor.

 

Mais tel n'était pas le cas. La guerre n'était pas finie et les troupes ennemies se montraient plus agressives que jamais. C'est vers ce temps là qu'un grand nombre des nôtres sont tombés sur le champ de bataille et que les troupes alliées ont subi de durs revers. Donc, une fois rendu au camp militaire, il a fallu se résigner à devenir de véritables soldats, afin de remplacer ceux qui étaient tombés au champ de carnage que l'on appelle un champ d'honneur.

 

Spanish Influenza - Canadians wearing masks in 1918 / Grippe Espagnole - Canadiens portant des masques en 1918

National Archives of Canada / Archives nationales du Canada

 

In addition to the horrors of the war, there was at that time the terrible Spanish Influenza which had begun its ravages, constantly killing Canadians at home. Every day thousands of people were dying in many Canadian homes. This serious disease caused 50,000 deaths in Canada and about 40 million worldwide. Every day, there were hundreds of deaths in Montreal and throughout Quebec. This disease was killing at a blazing speed. The patients were dying after only 1 to 2 days of illness. To avoid contamination, all public places were closed. Only the churches remained open and people wore the gas mask.

 

En plus des horreurs de la guerre, il y avait à cette époque la terrible Grippe Espagnole qui avait commencé ses ravages, fauchant sans répit des milliers de Canadiens, et chaque jour, semait le deuil dans bien des foyers. Cette grave maladie causa 50,000 morts au Canada et environ 40 millions dans le monde. A tous les jours, il y avait des centaines de morts à Montréal et partout au Québec. Cette maladie tuait à une vitesse fulgurante. Les malades mouraient après seulement 1 à 2 jours de maladie. Pour éviter la contamination, on fermait tous les lieux publics. Seules les églises restaient ouvertes et les gens portaient le masque à gaz.

 

Burial of Spanish Flu Victims / Enterrement des victimes de la Grippe Espagnole

National Archives of Canada / Archives nationales du Canada

 

It was during this period of desolation that I entered the military camp at Quebec City. All the camps were in quarantine because of the Spanish Influenza; sadness reigned throughout the city; there were Military Police Officers (M.P.) on every street corner, on trains and in all public buildings. We had to keep our papers in our hands, and wait in long lines for everyone to go through check points. The streets were full of funeral processions, the cemeteries were filled with people in mourning, weeping over the tomb of a missing person, and watching the workers who were digging graves all day. Sadness and desolation was everywhere. Many wore masks over their mouth and nose to protect themselves from the flu. An odor of formalin and disinfectants filled the air. In restaurants, there was no sound of music like today. All we heard were the sound of the dishes on the tables and the crunching of papers as everyone showed their identification papers to the military police.

 

Et c'est dans cette période de désolation que je fis mon entrée au camp militaire à Québec. Tous les camps étaient en quarantaine à cause de la Grippe Espagnole; la tristesse règnait dans toute la ville; il y avait des officiers de la Police Miliaire (P.M.) à chaque coin de rue, sur les trains et dans tous les édifices publiques. Il fallait avoir nos papiers continuellement à la main, et attendre de longs moments afin que chacun passe à la censure. Les rues étaient remplis de cortèges funèbres, les cimetières étaient remplis de personnes en deuil, pleurant sur la tombe d'un disparu, et regardant travailler les ouvriers qui creusaient des fosses à la longue journée. Partout, c'était la tristesse et la désolation. Plusieurs portaient un bandeau sur la bouche et le nez afin de se préserver de la grippe. Une odeur de formaline et de désinfectants remplissait l'atmosphère. Dans les restaurants, il n'y avait pas de musique sonore comme aujourd'hui. L'on entendait que le bruit de la vaisselle sur les tables et le craquement des papiers que chacun devait montrer à la police militaire.

 

All the military camps were in quarantine and the officers and doctors were protecting themselves as best they could against the flu. So we suffered a lot from the lack of organization. We received enough rations just to keep us from starving. The barracks were congested due to the large number of conscripts who were arriving every day from the four corners of the Province. Due to lack of space at the permanent camps, the military authorities were forced to lodge the new conscripts at the Belvedere camp near the Plains of Abraham. We stayed in tents without fire and slept on the muddy and frozen ground, having a simple canvas under our covers that served us as bed. The processing of the conscripts was thus delayed because nobody had the time to take care of us and our number increased every day.

 

Comme tous les camps étaient en quarantaine et que les officiers et médecins se protègeaint de leur mieux contre la grippe, nous avons beaucoup souffert du manque d'organisation. Nous recevions des rations juste pour nous empêcher de mourir de faim. Les baraques étaient encombrées par le grand nombre de conscrits qui arrivaient chaque jour des quatres coins de la Province, ce qui obligea les autorités militaires à loger les conscrits au camp Belvédère près des plaines d'Abraham. Nous logions dans des tentes sans feu et couchions sur le sol boueux et gelé, n'ayant qu'une simple toile sous nos couvertes qui nous servait de lit. Le classement des conscrits était ainsi retardé car personne n'avait le temps de s'occuper de nous et le nombre augmentait à chaque jour.
 

This is when we were told that,  instead of going to join our brothers who were fighting in Europe, we would be part of a Canadian Army expedition to Siberia. Our mission was to go lend a hand to the Russian government, which was completely dismembered after the 1917 revolution, and the assassination of its leaders.

 

C'est là que nous avons appris, qu'au lieu d'aller rejoindre nos frères qui se battaient en Europe, nous allions faire partie d'une expédition de l'Armée Canadienne en Sibérie. Notre mission serait d'aller prêter main forte au gouvernement russe qui se trouvait complètement démembré après la révolution de 1917, et l'assassinat de ses chefs.

 

After a three-week stay in this desperate camp, I was finally issued the khaki uniform without having passed the medical examination, but I gladly accepted giving away my poor civilian clothes stained with mud in return for good warm woolen clothes. After three days, we had received all our soldier's equipment from the Quarter Master. We left this concentration camp with joy, leaving behind a good number of poor conscripts whose fate was not yet fixed, and we went to join a part of our Company which had already started its training at the Citadel. This is where I began to enjoy the comfort of the heated barracks, and comfortable beds on straw benches filled with fresh straw. After a good night's sleep, the bugler had to sound the alarm more than once for us to wake up, and the sergeant on duty began to scold us by saying: "Are we going to have to fire the guns of the Citadel to wake you up? " It was the beginning of the military discipline which had to be accepted.

 

Après un séjour de trois semaines dans ce camp de misère, je dus endossé l'uniforme kaki, sans avoir passé l'examen médical, mais j'acceptai avec joie cette échange de bons vêtements de laine chaude contre mes pauvres vêtements civils tout tachés de boue. Après trois jours, nous avions reçu du Quartier Maître tout notre équipement de soldat, et nous avons quitté avec joie ce camp de concentration, laissant là un bon nombre de pauvres conscrits dont le sort n'était pas encore fixé, et nous sommes aller rejoindre à la Citadelle une partie de notre Compagnie qui avait déjà commencé son entraînement. C'est là que j'ai apprécié le comfort des baraques chauffées, et des bons lits sur des paillasses bien remplies de paille fraîche. Après une bonne nuit de sommeil, il a fallu que le clairon sonne le réveil plus qu'une fois pour nous, et le sergent de service en nous grondant, nous dit: "Est-ce qu'il va falloir faire tonner les canons de la Citadelle pour vous réveiller ?". C'était le commencement de la discipline militaire qu'il fallait accepter.

 

 

Departure for Victoria, B.C.

Départ pour Victoria, B.C. 

Our stay at the Citadel was short-lived. The Military Authorities decided to send us to a warmer place for our training, so it was on October 22, 1918 that we boarded a train at the Pacific Railway Station in Quebec City, heading to Vancouver. It was a beautiful morning, but the streets of the old capital were covered with ice, and it was difficult to keep pace with our iron boots; we looked like a team of hockey players. The journey from Quebec City to Vancouver lasted eight days, and the change of scenery along the way made us forget the distance that grew every day as we moved away from our beloved province. It was first the passage of the big cities of Quebec and Ontario as well as the forests and the lakes, and then the large plains of Western Canada, and the many wagons dragged by horses carrying wheat to the elevators . Then it was the crossing the Rocky Mountains, the long tunnels under the mountains, the beautiful forests of British Columbia, and finally the arrival in Vancouver by a mild and rainy weather on All Saints' Day.

 

Notre séjour à la Citadelle fut de courte durée, et les Autorités Militaires décidèrent de nous envoyer faire notre entraînement dans un endroit plus chaud, et c'est le 22 octobre 1918 que nous embarquions dans un train à la Gare du Pacifique de Québec à destination de Vancouver. C'était par un beau matin mais les rues de la vieille Capitale étaient couvertes de glace, et il était difficile de garder le pas militaire avec nos bottines ferrées; nous avions l'allure d'une équipe de joueurs d'hockey. Le trajet de Québec à Vancouver dura huit jours, et le changement du paysage le long du parcours du chemin nous fit oublier la distance qui augmentait à chaque jour en nous éloignant de notre chère province. Ce fut d'abord le passage des grandes villes du Québec et de l'Ontario ainsi que les forêts et les lacs, et ensuite les grandes prairies de l'Ouest canadien, et les caravanes de wagons trainées par des chevaux transportant le blé aux élévateurs. Puis, comme dernière étape, la traversée des Montagnes rocheuses, les long tunnels sous les montagnes, les belles forêts de la Colombie-Canadienne, et enfin l'arrivée à Vancouver par une température douce et pluvieuse le jour de la Toussaint.

 

After we disembarked from the train in Vancouver, we boarded a nice ship, "PRINCESS CHARLOTTE", which took us to Victoria. In the evening of the same day, we were at Willaus camp. There we were still housed in tents but it was much more comfortable than in Quebec. We had a wood floor and the temperature was more lenient.

 

Après notre débarquement du train à Vancouver, nous prenions place à bord d'un joli bateau "LA PRINCESSE CHARLOTTE" qui nous conduisit à Victoria. Le soir du même jour, nous étions installés au camp Willaus. Là nous étions encore logés dans des tentes mais beaucoup plus comfortable qu'à Québec ayant un plancher de bois avec une température plus clémente.

 

 

There began our training. Parade drill, platoon formations, rifle drills, shooting exercises, throwing grenades, etc., not to mention the military discipline and patriotism that we were preached every day . You had to become real soldiers. This is where one of us, a character who is well known in the province of Québec, was promoted sergeant. I am referring to the Honorable Antoine Rivard, Solicitor General, who obtained the rank of Lieutemant once in Siberia.

 

At Camp Willaus there were two battalions who were still training and were part of the Siberian expedition. The 260 consisted of four English companies from the West and Nova Scotia. Our battalion, 259, consisted of two English companies and two French-Canadian companies. Company C, made up of conscripts from the Montreal area, and we, Company D, conscripts from the Quebec City area, Lac St-Jean, and Lower St. Lawrence. Here are the names of a few: Narcisse Rioux of St-Simon, Rimouski County, Arthur Lemieux of Price, Matane County, Georges Couturier of St-André de Matapédia, Valmond Arsenault and André Berthelot of St-Omer, Bonaventure County.

 

Là commença notre entraînement pour de bon, formation de parade, division des pelotons, drille à la carabine, exercices de tir, lancement de grenades, etc., sans oublier la discipline militaire et le patriotisme que l'on nous prêchait à tous les jours. Il fallait devenir de vrais soldats. C'est là qu'un des nôtres, un personnage qui est bien connu dans la province de Quévec, fut promu sergent. Je veux parler de l'Honorable Antoine Rivard, Soliciteur Général, qui obtint le grade de lieutemant une fois rendu en Sibérie.

 

Au camp Willaus, il y avait deux bataillons qui poursuivaient leur entraînement et faisaient partie de l'expédition pour la Sibérie. Le 260 était formé de quatre compagnies anglaises de l'Ouest et de la Nouvelle-Écosse. Notre bataillon, le 259, était formé de deux compagnies anglaises et de deux compagnies canadienne-françaises. La compagnie C, formés de conscrits de la région de Montréal, et nous, de la compagnie D, des conscrits de la région de Québec, du Lac St-Jean, et du Bas-Fleuve, dont voici les noms de quelques-uns: Narcisse Rioux de St-Simon, comté de Rimouski, Arthur Lemieux de Price, comté de Matane, Georges Couturier de St-André de Matapédia, Valmond Arsenault et André Berthelot de St-Omer, comté de Bonaventure.
 

 

Since there was no radio at that time, the news that came to us from the Quebec newspapers, though eight days old, was very interesting for us, and in the evening at the Y.M.C.A. where we went for the arrival of the courier, we quarreled over these newspapers, and the dear letters, bringing us the news, telling us that a relative or a friend had died from the terrible Spanish flu . These vigils ended quickly when the curfew sounded. In our sleep during the night, what had beautiful dreams while resting on our mattresses, in our little round tents where we lodged six soldiers per tent. And in the morning, what a disappointment to wake up. Instead of hearing the voice of our mothers or other well-known voices, it was the harsh notes of the bugle and the screams of the many dogs in the  military camps, reminding us that we were still soldiers and that we had to continue to submit to discipline.

 

Comme il n'y avait pas de radio à cette époque, les nouvelles qui nous parvenaient par les journaux du Québec, quoique vieux de huit jours étaient três intéressants pour nous, et le soir au Y.M.C.A. où nous nous rendions pour l'arrivée du courrier, l'on se disputait ces journaux, et les chères lettres, nous apportant les nouvelles de chez-nous, nous apprenant qu'un parent ou un ami avait été fauché par la terrible Grippe Espagnole. Que ces veillées étaient vite passées lorsque sonnait le couvre-feu. La nuit dans notre sommeil, que de beaux rêves avons nous fait, sur nos paillasses, dans nos petites tentes rondes où nous logions six soldats par tente. Et le matin que de déceptions au réveil, au lieu d'entendre la voix de la bonne maman ou d'autres voix bien connues, c'était les rudes notes du clairon et les hurlements des chiens dont les camps militaires sont toujours remplis, qui nous rappelaient que nous étions toujours des soldats et qu'il fallait continuer à se soumettre à la discipline.

 

End of World War One

Fin de la 1 ère Guerre Mondiale

 

On November 11, 1918, the end of the hostilities in Europe, that of joy in all the Universe; defeat of enemy troops, and triumph of allies; What joy in the homes awaiting the return of a hero who escaped death while others less fortunate could see the end of this terrible conflict. For those heroes who sleep forever in foreign lands and for the parents of these heroes, have for all these unhappy people a good thought and a prayer for those brave men who have sacrificed their lives.

 

Le 11 novembre 1918, fin des hostilités en Europe, que de joie dans tout l'Univers; défaite des troupes ennemies, et triomphe des alliés; que de joie dans les foyers qui attendent le retour d'un héros qui a échappé à la mort tandis que d'autres moins chanceux n'ont pu voir la fin de ce terrible conflit. Pour ces héros qui dorment à jamais en terre étrangère et pour les parents de ces héros, ayont pour tous ces malheureux une bonne pensée et une prière pour ces braves qui ont fait le sacrifice de leur vie.
 

On the morning of November 11, 1918, our entire camp was awakened early by the small newspaper vendors who came to offer us the "COLUMBIA GRAPHIC" whose first page contained only one word: "PEACE" (PEACE) formed The whole camp is awake, the two battalions 259 and 260 and the other units, about 5,000 soldiers, and we fight over these newspapers printed in English, most of which we do not know. could read, but that brought such great news.That day, there was no training, a great parade was formed to go to town to join the triumph.It took us several hours to take place to the parade, which lasted more than four hours through all the streets of the city.

 

Au matin du 11 novembre 1918, tout notre camp est éveillé de très bonne heure par les petits vendeurs de journaux qui venaient nous offrir le "COLUMBIA GRAPHIC" dont la première page ne contenait qu"un seul mot: "PEACE"(PAIX) formé par de grandes lettres couvrant toute la page. Tout le camp est en éveil, les deux Bataillons 259 et 260 et les autres unités, soient environ 5,000 soldats. L'on se dispute ces journaux imprimés en anglais dont la plupart d'entre nous ne pouvait lire, mais qui apportait une si grande nouvelle. Ce jour-là, il n'y eut pas d'entraînement, une grande parade fut formée pour aller en ville se joindre au triomphe. Il nous a fallu attendre plusieurs heures pour prendre place au défilé qui dura plus de quatre heures par toutes les rues de la ville.

 

 

There was a religious service standing in the alleys, and all sang the song of the TE DEUM in Chorus, and in the evening it was the rising of the CB in all the camp where it was forbidden for all the soldiers of so leave the camp without permission. It was my first hours of freedom since I left my dear village of Amqui, one evening of October 5, 1918. What changes in six weeks in the life of a small conscript. That night we joined the people of Victoria. The triumph and delirium of the crowd lasted part of the night.

 

Il y eut un office religieux debout dans les allées, et tous chantaient en Choeur le chant du TE DEUM. Puis le soir ce fut le lever du C.B. dans tout le camp où il était défendu pour tous les soldats de sortir du camp sans permission. C'était mes premières heures de liberté depuis que j'avais quitté mon cher village d'Amqui, un soir du 5 octobre 1918. Que de changements en 6 semaines, dans la vie d'un petit conscrit. Ce soir-là nous nous sommes joints à la population de Victoria. Le triomphe et le délire de la foule dura une partie de la nuit.
 

Departure for Siberia

Départ pour la Sibérie 

   

But this armistice was not ours, and the next morning at the time of the parade our commanders warned us that we should continue our training and become good soldiers because we will have to embark soon for Siberia where we are called to help the Russian government to maintain order in the seaport of Vladivostock where the Bolsheviks are masters of the situation.

 

Throughout the day of December 22nd, we had been standing upright in sheds, similar to slaughterhouse enclosures where animals for butchery were housed, as the ship Teista had not yet docked at the wharf.

 

Mais cette armistice n'était pas la nôtre, et le lendemain matin à l'heure de la parade nos commandants nous avertissaient que nous devions continuer notre entraînement et devenir de bons soldats car il nous faudra s'embarquer prochainement pour la Sibérie où nous sommes appelés à aider le gouvernement russe à maintenir l'ordre dans le port de mer de Vladivostock où les Bolchévistes sont maîtres de la situation.

 

Durant toute la journée du 22 décembre, nous avions attendu debout dans des sheds, semblables aux enclôs des abattoirs où l'on loge des animaux destinés à la boucherie, car le navire Teista n'était pas encore accosté au quai.

 

 

We had taken a seat in this small ship during the night of December 22-23, without noticing the comfort awaiting us and without thinking that we would have 7,000 miles of ocean to cross in this frail boat.

 

Nous avions donc pris place dans ce petit navire durant la nuit du 22 au 23 décembre, sans remarquer le comfort qui nous attendait et sans songer que nous aurions 7,000 milles d'océan à traverser dans cette frêle embarquation.

 

 

On the morning of December 23, at the first light of day, we could still distinguish the Canadian coasts and the crest of the rocky mountains. I go on deck to say a last goodbye to our dear country; there are already others who are here before me all having the same thought: "When will we see this dear country for which so many Canadians have just given their lives for the freedom of all and what are we going to do in This wild country where the Russians fight among themselves Is this the patriotism so much preached to us, and what glory will we bring back from this long journey? "

Au matin du 23 décembre, aux premières lueurs du jour, nous pouvions encore distinguer les côtes canadiennes et la crête des montagnes rocheuses. Je monte sur le pont pour dire un dernier adieu à notre cher pays; il y en a déjà d'autres qui sont là avant moi ayant tous la même pensée: "Quand reverrons-nous ce cher pays pour qui tant de Canadiens viennent de donner leur vie pour la liberté de tous et qu'allons-nous faire dans ce sauvage pays où les Russes se battent entre eux ? Est-ce là le patriotisme qu'on nous a tant prêché ? Et quelle gloire rapporterons-nous de ce long voyage ?".

 

Finally the bell rings the lunch, the parade of the meals like that of the training is obligatory. It is necessary to sit down to table, but many do not eat either by the emotion caused by our abrupt departure, or by the misfortune of metr, of which several are already affected. The meal on board is not very cheerful. And so begins our long crossing on the Pacific Ocean which was to last 24 days.

 

Enfin la cloche sonne le déjeuner, la parade des repas comme celle de l'entraînement est obligatoire. Il faut se mettre à table, mais plusieurs ne mangent pas soit par l'émotion causée par notre brusque départ, soit par le mal de mer, dont plusieurs sont déjà atteints. Le repas à bord n'est pas très gai. Et ainsi commence notre longue traversée sur l'Océan Pacifique qui devait durer 24 jours.
 

On board this little boat, in addition to the 1,200 soldiers, there was a crew of about 75 men whose officers were Americans or English, and the sailors were all Chinese. I assure you we were not aboard the Queen Mary. After 2 days at sea, which had been very calm, here is the end of the second day, that is to say on December 24, a storm rises, as it was rarely seen the testimony of the crew members. The "TEISTA" is tossed by the waves that have become mountains of foam. Order is given to all to go down in our sections and defense is made to smoke or light matches, because in case of danger, we could not have any help from any boat that are very rare in the vicinity. We are even told that the wireless telegraph does not work and that it is impossible to have communications with the mainland and with any boat. The seagulls who escorted us hundreds during these 2 days are all gone to return to the mainland. Leaving the bridge, we take a last look at the ocean and see only mountains of foam between the sea and the sky.

 

A bord de ce petit bateau, en plus des 1,200 soldats, il y avait un équipage d'environ 75 hommes dont les officiers étaient des Américains ou des Anglais et les matelots étaient tous des Chinois. Je vous assure que nous n'étions pas à bord du Queen Mary. Après 2 jours en mer, qui s'était montrée très calme, voilà qu'à la fin de la deuxième journée, c'est-à-dire le 24 décembre, une tempête s'élève, comme il se voyait rarement d'après les témoignages des membres d'équipage. Le "TEISTA" est ballotté par les vagues qui sont devenues des montagnes d'écume. Ordre est donné à tous de descendre dans nos sections et défense est faite de fumer ou d'allumer des allumettes, car en cas de danger, nous ne pourrions avoir de secours d'aucun bateau qui sont très rares dans les parages. On nous dit même que le télégraphe sans fil ne marche pas et qu'il est impossible d'avoir des communications avec la terre ferme et avec aucun bateau. Les mouettes qui nous ont escorté par centaines durant ces 2 jours sont toutes disparues pour retourner sans doute à la terre ferme. En quittant le pont, nous jetons un dernier regard sur l'océan et nous ne voyons que des montagnes d'écume entre la mer et le ciel.

 

We had noticed in the morning that the soldiers' kitchen was located on the deck in front of the boat. The pots are made from the stoves that are heated with charcoal and are protected from the waves by a shelter of steel sheets and this is where we have to get our rations. At each table there is a sergeant or a corporal who is in charge and vis-à-vis each table hung on the wall there is a copper plate bearing the number of the tables and must be brought with us every time that we are going to get our rations. At supper time Corporal Berthelot, who is in charge of our table, asks for two volunteers to get the rations and everyone agrees that they prefer not to eat rather than to be watered by the waves. who sweep the bridge and risk being thrown into the sea. And Corporal Berthelot to say: "REMEMBER THAT THIS IS THE CHRISTMAS DINNER THAT WE WILL MISS THIS EVENING". This reflection had the effect of making many sigh, and to remind us too cruelly that in many Canadian homes there will be a place of emptiness for that evening.

 

Nous avions remarqué le matin que la cuisine des soldats était située sur le pont en avant du bateau. Les marmites sont faites à même les poêles qui sont chauffés au charbon et se trouvent protégées des vagues par un abri de feuilles d'acier et c'est là que nous devons aller chercher nos rations. A chaque table il y a un sergent ou un caporal qui est en charge et vis-à-vis de chaque table accrochée au mur il y a une plaque de cuivre portant le numéro des tables et qu'il faut apporter avec nous à chaque fois que nous allons chercher nos rations. A l'heure du souper le caporal Berthelot qui est en charge de notre table demande deux volontaires pour aller chercher les rations et tous s'accordent à dire qu'ils préfèrent se passer de manger plutôt que d'aller se faire arroser par les vagues qui balaient le pont et risquer d'être jeté à la mer. Et le caporal Berthelot de dire: "N'OUBLIEZ PAS QUE C'EST LE RÉVEILLON DE NOEL QUE NOUS MANQUERONS CE SOIR". Cette réflexion eut pour effet d'en faire soupirer plusieurs, et de nous rappeler trop cruellement que dans bien de foyers canadiens il y aura une place de vide pour ce soir-là.

 

But the corporal's command was an order, and with the help of Clairon Boucher who takes the coffee pot, I take the big plate and the copper plate indicating the number of our table, we go up on the bridge, We held a few moments under a footbridge sheltered from the waves while waiting for our turn to be served. Finally, watching for a lull and holding on to the ropes that connect the scales of the mats to the kitchen and once served, we must return to our sections and face the same danger. Thus, when meeting another companion, my friend Boucher is obliged to release the ropes and falls flat on the deck, the coffee pot that has a good lid does not spread, but the pound of butter and small breads float on the water whose deck is filled. But the Clairon Boucher, as a good soldier, gets up, picks up everything, and slips inside under the bridge. On my side, I was carrying a large dish filled with meat and potatoes cooked with peel, I have the chance to cross the bridge without accident, but taking the small staircase to go down into the hold, a sudden pitching of the boat and a wave that arrives at my back makes me lose my balance and I fall head first into a small dimly lit passage. To do my best with my mission, I pick up the potatoes and meat I spread, but the broth that would have been used to prepare the eve remained on the floor. All that was left for the menu were rolls and butter that had soaked in salt water and a piece of meat and potatoes that had rolled on the floor.

 

Mais le commandement du caporal était un ordre, et avec l'aide du Clairon Boucher qui s'empare de la cafetière, moi, je prends le grand plat et la plaque de cuivre indiquant le numéro de notre table, nous montons sur le pont, nous tenant quelques instants sous une passerelle à l'abri des vagues en attendant notre tour d'être servis. Enfin, guettant une accalmie et nous tenant aux cordages qui relient les échelles des mats à la cuisine et une fois servis, nous devons revenir à nos sections et affronter le même danger. C'est ainsi que, en rencontrant un autre compagnon, mon ami Boucher est obligé de lâcher les cordages et tombe à plat ventre sur le pont, la cafetière qui a un bon couvercle ne se répand pas, mais la livre de beurre et les petits pains flottent sur l'eau dont le pont est rempli. Mais le Clairon Boucher, en bon soldat, se relève, ramasse tout, et se glisse à l'intérieure sous la passerelle. De mon côté, je portais un grand plat rempli de viande et de patates cuites avec la pelure, j'ai la chance de traverser le pont sans accident, mais en prenant le petit escalier pour descendre dans la cale, un tangeage brusque du bateau et une vague qui m'arrive dans le dos me font perdre l'équilibre et je tombe tête première dans un petit passage mal éclairé. Pour m'acquitter de mon mieux de ma mission, je ramasse les patates et la viande que j'ai répandues, mais le bouillon qui aurait servi à apprêter le réveillon est resté sur le plancher. Il ne restait pour le menu que des petits pains et du beurre qui avaient trempé dans l'eau salé et un morceau de viande et des patates qui avaient roulé par terre.

 

This is the sad report of our Christmas Eve 1918 aboard the "TEISTA". This furious storm lasted several days, we could no longer hang our hammocks on the ceiling and we had to sleep between the rows of tables all dressed with our lifebelts around the body because we had to do several times a night drills. rescue. We had two Catholic chaplains with us, but they could not give us religious services during the crossing because of the storm and lack of space. The only religious ceremony we had was the burial of one of our companions accidentally killed by falling into the bottom of the hold, on December 29, whose body we buried in the ocean. This ceremony was very touching and added to the other emotions of the trip are the sad memories I kept of a Christmas spent at sea.

 

Voilà le triste bilan de notre réveillon de Noël 1918 à bord du "TEISTA". Cette furieuse tempête dura plusieurs jours, nous ne pouvions plus accrocher nos hamacs au plafond et nous étions obligés de coucher entre les rangées de tables tout habillés avec nos ceintures de sauvetage autour du corps car nous étions obligés de faire plusieurs fois par nuit des exercices de sauvetage.  Nous avions avec nous deux aumoniers catholiques, mais ils ne purent nous donner les services religieux durant la traversée à cause de la tempête et du manque d'espace. La seule cérémonie religieuse que nous avons eue fut la sépulture d'un de nos compagnons tué accidentellement en tombant dans le fond de la cale, le 29 décembre dont nous avons enseveli le corps dans l'océan. Cette cérémonie fut très touchante et ajoutés aux autres émotions du voyage sont les tristes souvenirs que j'ai conservés d'un Noël passé en mer.
 

Summary of the crossing

Résumé de la traversée

Having departed from Victoria on December 22, 1918, we landed at Vladivostock in Siberia on January 17, 1919, after spending two days in a Japanese seaport at "Muroran", to refuel the coal boat and renew freshwater supplies.

 

Étant partis de Victoria, le 22 décembre 1918, nous avons mis pied à terre à Vladivostock en Sibérie le 17 janvier 1919, après avoir passé deux jours dans un port de mer du Japon, à "Muroran", pour ravitailler le bateau de charbon et renouveler les réserves d'eau douce.

 

 

This expedition was supposed to last 3 years, and we had to return by the Atlantic crossing Asia and Europe, but having been replaced by the English troops, we came back the same way in the summer of 1919, happy to return home but leaving behind with regrets many of our comrads who were buried in the frozen soil of Siberia.

 

Cette expédition devait durer 3 ans, et nous devions revenir par l'Atlantique en traversant l'Asie et l'Europe, mais ayant été remplacés par les troupes anglaises, nous sommes revenus à l'été 1919 par le même chemin, contents de revenir au pays mais laissant derrière nous avec regret plusieurs des nôtres que nous avons ensevelis dans le sol glaçé de la Sibérie.

Johnny Côté

Company D, 259th Batallion

Canadian Expeditionary Force

to Siberia  1918-1919

Johnny Côté

Compagnie D, 259 ième Bataillon

Corps Expéditionnaire Canadien

en Sibérie  1918-1919

 

 

 

"From Victoria to Vladivostok"

by Benjamin Isitt

"De Victoria à Vladivostok"

par Benjamin Isitt

   

Click on the photo to see in a short video in English on Canada's Siberian Expedition

You will discover why my grandfather went to fight in Siberia in 1918/1919

 

 

Cliquez sur la photo pour voir un court vidéo en français sur l'expédition sibérienne du Canada

Vous allez découvrir pourquoi mon grand père est allé se battre en Sibérie en 1918/1919

 

   

Below is a brief description on the Canadian Expeditionary Force to Siberia from the Canadian War Museum.

Voir ci-bas une description brève sur le Corps expéditionnaire canadien en Sibérie, grâcieuseté du Musée canadien de la guerre.

Canadian Expeditionary Force

to Siberia

Le Corps expéditionnaire canadien

en Sibérie

As part of an Allied intervention force, Canada sent several contingents of troops to Russia in 1918 to support the government’s "White" forces against the revolutionary "Reds."

Dans le cadre de l’intervention alliée, le Canada envoya plusieurs contingents de soldats en Russie en 1918 pour soutenir les forces "blanches" du gouvernement contre les "Rouges" révolutionnaires.

 

Revolution and Civil War

in Russia.

By the end of 1917, Russian Tsar Nicholas II had been deposed by Bolshevik revolutionaries who then made a separate peace with Germany, plunging Russia into a bloody civil war. The "Reds," led by Vladimir Lenin, fought to hold power against "White" forces representing the recently deposed Romanov dynasty and other conservative and nationalist forces.

 

La révolution et la guerre civile

en Russie

À la fin de 1918, le tsar de Russie Nicolas II avait été destitué par les révolutionnaires bolcheviques qui avaient ensuite signé une paix séparée avec l’Allemagne, plongeant la Russie en pleine guerre civile. Les « Rouges » menés par Vladimir Lénine se battaient pour conserver le pouvoir contre les forces « blanches » représentant la dynastie des Romanov récemment déposée et d’autres forces conservatrices et nationalistes.

 

Canadians against Bolshevism

In 1918, Tsarist Russia’s former allies sent troops into northern Russia, around Murmansk and Archangel to support the "Whites," to guard supplies previously given on credit to the Tsarist government, and to assist in re-opening an eastern front against the Central Powers. The Canadian government agreed to send another 4,000 troops to assist British and other anti-Bolshevik troops in Siberia. Canada, like most Western countries, viewed Bolshevism as a long-term threat to their own governments but, in the short term, merely wanted Russia back in the war against Germany and Austria.

 

Les Canadiens contre le bolchevisme

En 1918, les anciens alliés de la Russie tsariste envoyèrent des troupes dans le nord de la Russie, aux environs de Murmansk et d’Arkhangelsk pour soutenir les « Blancs », pour surveiller les approvisionnements qui avaient été précédemment envoyés au gouvernement tsariste et pour aider à la réouverture d’un front oriental contre les puissances centrales. Le gouvernement du Canada accepta d’envoyer 4000 soldats supplémentaires pour aider les Britanniques et les autres troupes anti-bolcheviques en Sibérie. Le Canada et la plupart des pays occidentaux considéraient le bolchevisme comme une menace à long terme contre leur propre gouvernement, mais, à court terme, ils souhaitaient seulement que la Russie s’implique à nouveau dans la guerre contre l’Allemagne et l’Autriche.

 

Short and Unsuccessful Involvement

Allied involvement in Siberia was short-lived and, ultimately, unsuccessful. In most areas, more numerous and highly motivated "Red" forces gradually gained the upper hand over the disorganized, badly led "Whites," while war weary Western governments lost interest in the fighting and brought home their troops. The Siberian Expeditionary Force had returned to Canada by June 1919, having suffered 24 casualties.

 

Une courte intervention et un échec

L’intervention des Alliés en Sibérie fut de courte durée et, en fin de compte, constitua un échec. Dans la plupart des secteurs, les forces plus nombreuses et extrêmement motivées des « Rouges » parvinrent progressivement à l’emporter sur les « Blancs » désorganisés et mal commandés, alors que les gouvernements occidentaux, las de la guerre, perdaient tout intérêt dans le combat et ramenaient leurs troupes au pays. Le Corps expéditionnaire sibérien était de retour au Canada en 1919, ayant perdu 24 hommes.

 

.... Canadian War Museum

 

..... Musée canadien de la guerre

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